Essai Land Rover Defender Octa : le 4×4 pour traverser l’Apocalypse

par | 5 Nov 2025 | Nouveautés | 0 commentaires

Le Land Rover Defender Octa n’a pas été conçu pour aller d’un point A à un point B. Non. Il a été conçu pour s’assurer qu’entre A et B, vous puissiez traverser une rivière, escalader une falaise et rouler sur un rond-point sans jamais sentir que vous faites un effort. Parce qu’évidemment, ce Defender ultra luxueux ne pouvait pas se contenter d’être robuste : il fallait qu’il soit aussi rapide qu’une GT en ligne droite, confortable comme un salon anglais, et plus racé qu’un Mercedes G63 AMG, ce qui, avouons-le, n’est pas très difficile. Ce n’est pas un simple 4×4, c’est une déclaration d’indépendance adressée à la physique elle-même. 635 chevaux, 750 Nm de couple (800 Nm avec le launch control), 2,6 tonnes de noblesse britannique et une capacité à grimper un mur si vous le regardez avec assez de conviction. C’est, en somme, un Defender 110 qui aurait bu trop de café et décidé de défier la référence germanique sur son propre terrain. Et, surprise, la recette fonctionne.

Ce petit badge noir indique que ce Defender n’est pas comme les autres.

Le Hulk aristocratique

D’apparence, l’Octa évoque un Defender piqué aux hormones. 5,0 mètres de long, plus de 2,1 mètres de large, et un faciès de bulldog sorti d’un stage en aérodynamique. Les pare-chocs redessinés ne sont pas là que pour le style. Ils servent à améliorer les angles d’attaque et de sortie tandis que la calandre plus généreuse permet de refroidir le V8 particulièrement sonore en mode Octa après une longue pression sur le bouton situé au bas au centre du volant. Autre valeur qui le rend particulier : sa hauteur située à presque 2 mètres. Autant dire qu’il faudra faire un peu de repérage avant de pouvoir se garer dans les zones urbaines et les parkings souterrains.

Ce parking vide refuse l’entrée au Land Rover Defender Octa.

Des jantes de 20 pouces (ou 22 en option) et des pneus tout-terrain Goodyear DuraTrac RT se chargent habituellement de le faire sortir confortablement des sentiers battus. Habituellement car lors de notre essai, notre exemplaire adopte des pneus route Michelin Primacy plus adaptés aux trajets du quotidien et au budget carburant de la plupart des Français. Détail amusant, au premier regard, le Land Rover Defender Octa dégage quelque chose de particulier faisant presque passer le G63 AMG pour un accessoire de rappeur fatigué. L’Octa, lui, c’est le baroudeur qui révèle sa force avec un flegme finalement très britannique.

Camp de base pour gentleman

À bord, c’est comme si Land Rover avait demandé à un tailleur de Savile Row de redécorer un bunker. Du cuir partout, un système audio Meridian au rendu clair dont la politesse contraste avec le V8, et un toit panoramique pour mieux contempler le monde que vous surplombez depuis votre poste de pilotage.

Derrière le volant, on s’amuse à se prendre pour une sorte d’aventurier ou de militaire : chaque bouton a une mission, chaque affichage un but. Tout est renvoyé sur des écrans, bien sûr, mais avec une retenue toute britannique. Pas d’affichage « hyperspace » ou d’évocation de la dernière plante à la mode dans les salons décorés sauce Maison du Monde. Juste une planche de bord, des lignes droites et des interfaces fluides et sérieuses. Le Defender Octa ne cherche pas à vous éblouir : il vous donne le sentiment que vous commandez quelque chose d’important — comme un empire, par exemple. Au démarrage, il grommèle. Place à la route.

Une colère feutrée

Sous le capot, un V8 biturbo 4,4 litres issu de BMW mais revisité à la sauce Land Rover. 635 chevaux, 800 Nm de couple en mode launch control, et une sonorité capable de réveiller un champ de moutons à deux kilomètres. Le 0 à 100 km/h ? 4 secondes. Vous êtes assis dans un bloc d’aluminium de 2 585 kg et vous partez plus vite qu’une Porsche des années 2000.

La vitesse maximale dépend de vos ambitions : 160 km/h si vous tenez à vos pneus tout-terrain, 250 km/h si vous préférez vivre dangereusement. Le système d’échappement actif module le ton, passant du grondement d’un volcan au feulement d’un jaguar selon votre humeur. Un son noble, profond — pas de cacophonie. Cela dit, quelques décibels supplémentaires auraient été bienvenus dans la cabine.

Le cerveau dans les suspensions

Le secret de l’Octa, c’est sa suspension 6D Dynamics. Chaque amortisseur est relié à ses camarades, comme un quatuor à cordes mécanique, jouant en parfaite harmonie pour maintenir la carrosserie à peu près droite, peu importe la folie de votre trajectoire. Le roulis ? Calculé. Le confort ? Surprenant sauf en insistant. L’agilité ? Étonnante face à la masse et le gabarit du véhicule.

Grâce à ses disques Brembo de 400 mm et ses étriers six pistons, il laisse croire que peut s’arrêter autant qu’il avance. Et s’il vous prenait l’envie de traverser une rivière, pas de panique : vous disposez d’un mètre de profondeur de gué. Le genre de détail qui vous fait rire, puis réfléchir. Après tout, qui ne voudrait pas d’un SUV capable de passer là où un bateau hésite ?

Le prix du privilège

À 183 100 € minimum hors malus, l’Octa n’est pas bon marché. Mais il ne prétend pas l’être. C’est un objet d’excès raffiné, un 4×4 que l’on achète parce qu’on veut comprendre la différence entre puissance et prétention. Et si vous décidez d’ajouter quelques options, vous pouvez aisément dépasser les 250 000 € avec le malus.

Le Defender Octa ne cherche pas à être raisonnable. Ce n’est pas un manifeste écologique, pas une démonstration d’efficacité énergétique. C’est un hommage à l’idée du 4×4 brut équipé d’une mécanique bien faite, d’une suspension ingénieuse et d’un intérieur cossu. Il donne la sensation de tout contrôler peu importe le terrain. C’est brutal, élégant, et complètement irrationnel. En d’autres termes : absolument irrésistible.

Fiche technique – Land Rover Defender Octa

  • Moteur : V8 biturbo 4,4 L mild-hybrid 48 V (origine BMW)
  • Puissance : 635 ch
  • Couple : 750 Nm (800 Nm en launch control)
  • Transmission : intégrale, boîte auto 8 rapports
  • Poids : 2 585 kg
  • Dimensions (L/l/h) : 5 003 / 2 105 / 1 995 mm
  • Empattement : 3 023 mm
  • Suspension : pneumatique 6D Dynamics, amortisseurs hydrauliques interconnectés
  • Freinage : disques Brembo 400 mm, étriers 6 pistons
  • Pneus : 275/60 R20 Goodyear DuraTrac RT (ou 22” en option)
  • Performances : 0–100 km/h en 4,0 s ; Vmax 160–250 km/h
  • Profondeur de gué : 1 m
  • Prix : 183 100 € hors malus et sans les options

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