La firme française Bugatti fait généralement parler d’elle pour ses supercars élitistes et ses innovations poussant toujours plus loin le curseur de la performance. Mais savez-vous que le constructeur s’est parfois diversifié avec des véhicules inattendus. Voici trois moyens de transport signés Bugatti et plus ou moins connus du grand public.
L’automotrice Bugatti de 800 chevaux
Dans le fabuleux monde des trains, un autorail particulièrement ambitieux pointait le bout de son nez dans les années 30. Il s’agissait de l’automotrice Bugatti équipée selon les versions de deux ou quatre moteurs de Royale Type 41. De quoi délivrer 400 chevaux à 800 chevaux via ses blocs huit cylindres très prestigieux et technologiques pour l’époque. Une histoire fascinante à découvrir dans l’interview d’Éric Favre auteur du livre « Automotrices Bugatti : Les « Pursang » du rail » sur la chaîne Youtube LE MOTORHOME.
Le vélo Bugatti Factor One
Bugatti s’est donc demandé comment vendre un objet à deux roues au prix d’une voiture parfaitement fonctionnelle, et la réponse s’appelle Factor One. Derrière ce caprice roulant, on trouve un cadre intégralement en carbone, des roues plume et une obsession aérodynamique presque déplacée à 30 km/h. La livrée bleu Bugatti, évidemment discrète comme un feu d’artifice, rappelle surtout que vous pédalez moins pour avancer que pour signaler votre compte en banque. À 23 599 dollars (20 420 euros au cours actuel), ce vélo ne remplace pas une citadine électrique neuve, il remplace le besoin d’humilité.

L’avion Bugatti 100P
Bugatti, manifestement lassé de battre des records sur route, a décidé dans les années 30 d’aller embêter la physique directement dans les airs avec le 100P. Une sorte de flèche bleue dessinée comme une voiture de course sous amphétamines, avec deux moteurs cachés derrière le pilote qui transmettent leur furie à des hélices contrarotatives à l’avant — parce qu’un seul système simple aurait été beaucoup trop raisonnable. L’ensemble promettait des vitesses absurdes pour l’époque, flirtant avec des chiffres que même certains avions militaires regardaient avec méfiance. Côté technique, le Bugatti 100P embarquait deux moteurs huit cylindres Bugatti T50B. Évidemment, la guerre a cloué ce rêve au sol, laissant derrière lui une machine aussi brillante qu’inutile, ce qui, chez Bugatti, ressemble presque à une tradition.












0 commentaires